Knock-Knock

Knock knock, je suis là je suis le, le marchand de crasses
De tous vos soucis,  je vous débarrasse
De vos idées noires, de tous les vagues à l’âme
De tous vos chagrins,  tous les petits pépins
De tous vos détresses, la vie moche et le stress
De vos mauvaises mines, de toutes vos ruines

Knock knock, je suis là je suis le, le marchand de crasses
De tous vos ennuis,  je vous délivre et j’efface
Appelez-moi sans détour, pincez les doigts et crack
Je vous porte secours, je prends tout dans mon sac,
Je ne veux rien en retour, qu’un sourire, un bonjour
24h sur 24, je prends toutes vos crasses,
Pour un mot gentil pour un p’tit bisou sur la joue

Instrumental

Knock knock, je suis là… Hum-Hum.. le marchand de crasses
Toujours à vos côtés, de tout coeur à la crasse…

Pour toutes vos misères, et toutes les « gueguerres »
Toutes les blessures, oui m’dame même les p’tites égratignures
Toutes-toutes les dettes, tous les p’tits coeurs en miettes
Le froid au creux des reins et tous vos crachins

De tous vos cauchemars, de tout c’ qui en a marre
De votre visage pâle et même de vos mains sales
De tous les « plumechons », de tous les noirs moutons
Qui roulent aux courants d’air de vos petites chaumières
De tous les noirs moutons qui bêlent sans raison
A l’heure de la prière dans vos petits presbytères

Alors Knock knock, je suis là je suis le marchand de crasses,
De tout coeur à crasse, le marchand de crasses,
Toujours à vos côtés 24h sur 24,
Le marchand de crasses.

Copyright Knock-knock de Didier Bourguignon et L’orchestre du Vent SABAM 2010

1,2,3, Fusées

1, 2, 3, partez fusées dans l’espace,
Infini, et bien au-delà des mondes connus
Toujours au plus près d’un bourgeon de big-bang,
D’un baiser de Venus, et du grand poinçonneur
Des tickets en commun pour les trous-noirs de l’espace

ô 1, 2, 3, partez au grand musée du monde
Métacomique des matières,
Qui jamais ne se perdent et jamais ne gagnent
Tout en se transformant, et dansent ou s’aiment à tous vents

1, 2, 3, portez mon corps au long cours
N’importe où, au plus loin de l’immonde des humains
Au plus près des balcons infiniment joyeux
Des troublantes Claudine, et du grand Père Fouettard
Qui chante ses mémoires en grâces galactiques

ô 1, 2, 3, éclipsez moi des terres
Embrassez toutes les lumières
Qui jamais ne se perdent et jamais ne gagnent
Tout en se transformant, et dansent ou s’aiment à tous vents

1, 2, 3, fusillez moi dans l’espace,
Au plus loin, du grand poteau étoilé de l’impasse
Que mon souffle retrace, au miroir de l’enfance
Les premiers vers fantômes d’il était une fois
Et reprenne à zéro le Grand Renard qui passe

ô 1, 2, 3, décollez l’imprimé des terres
Et toiles filantes des stickers
Qui jamais ne se perdent et jamais ne gagnent
Tout en se transformant,
Et dansent ou s’aiment à tous les vents

Copyright « 1, 2, 3, fusées » de Didier Bourguignon et L’orchestre du Vent SABAM 2010

Les Choses

Même si je ne dis pas grand chose
Tu sais que je n’en pense pas moins, pas plus non plus
Tous deux savons comment, comment vont les choses,
On s’en souvient toujours , enfin, je suppose

Et  si je ne crois pas en grand chose
Tu sais que je n’en croise pas moins les doigts non plus
Pour que la nuit éclaire parfois ma cause
Que la cendre soulève enfin quelques roses
ô les choses, les choses,
les choses, les choses

Et si la vie n’est qu’un très pieux mensonge
Pour le mal d’un autre pays, et pour ton bien aussi,
Je sais que tu n’en rêves pas moins, pas vrai
Que le vent soit le grand divan des choses

Et quand on joue à pile ou face, même chose
Je ne sais jamais vraiment lequel j’ai choisi
Mais ce soir je devine pourquoi tu ris
Et c’est l’amour encore qui nous unit à la fin
des choses,  les choses,
les choses, les choses.

Copyright « Les choses » de Didier Bourguignon et L’orchestre du Vent SABAM 2010

Mon timing

Tu sais comme je t’aime mon amour,
Oh you know my darling comme je suis pour,
En temps normal, ô oui tu le sais,
Je suis le mec le plus super décontracté,
Mais ce soir,

Oh toutes ces vies perdues à rattraper, et la mienne
Putain, des regrets des remords à enterrer,
Et puis des heures, des tonnes d’excuses à t’adresser,
Moi aussi j’ai mal, comme tout l’ monde,
Mais je n’ai plus le temps, de me soigner! non non
j’ai super mal comme super-man
j’ai super mal comme super-man

J’ai encore une planète à libérer,
Quelques fumées toxiques à aspirer,
Et puis le veuve de l’éléphant à consoler,
Ah oui le fil bleu d’une bombe à couper
Non non, le rouge!!
Quoi…ah oui, c’est vrai, et meeerde…
Je n’ai même plus le temps de penser,
J’ai pourtant plein de trucs perso à régler,
J’ai super mal comme super-man
J’ai super mal comme super-man

J’ai une trop grande épine dans le coeur,
Ce monde est dur et plein de douleur,
Oh mais à tes côtés, j’ me sens fêlé
Oh oui à tes côtés, j’ suis rassuré,
J’ suis super bien comme super rien, (ô oui tu sais,)
J’ suis super bien entre tes… bras
Mais aujourd’hui my love, ma chérie,
Oh sorry darling, j’suis désolé,
Oh mais mon timing est trop serré
Oh oui mon timing est trop serré

j’ suis super mal comme super-man
j’ suis super mal comme super-man

Copyright « Mon timing » de Didier Bourguignon et L’orchestre du Vent SABAM 2010

Break Opel

J’ai vu tanguer la tête pâle
D’une jeune femme matinale
Perdue dans le cockpit
D’un Break OPEL rouge bordeaux
L’engin grimpait très lourdement
Le tremplin bétonné de la bretelle
Vers le pont au dessus de l’eau … hello
Elle commandait seule cette manœuvre
Inclinée dans l’espace immense du tableau de bord … elle dit « toute tribord »
Mais son visage figé comme une ultime pensée
Se perdait dans la lumière inerte … et verte
D’un haut fond fluorescent conservé dans la tôle
D’un haut fond fluorescent conservé dans la tôle

J’ai très souvent rêvé de toi ô toi mon ange domestique
Chaque jour tu revis en moi dans ton vaisseau fantomatique
Quand le soleil blanc du printemps
Flamme les yeux des petits oiseaux
Dans ce haut fond d’hiver qui passe
Je t’aime et je t’embrasse
ô visage pâle en break OPEL rouge bordeaux
ô visage pâle en break OPEL rouge bordeaux
Hello, Hello, Hello

Copyright « Break Opel » de Didier Bourguignon et L’orchestre du Vent SABAM 2010

 

Ce soir

Ce soir, n’emporte rien
Pas de clef, pas de sac à main
Ce soir tu ne pèses rien
Ce soir tu ne pèses rien

Ce soir n’emporte rien
Pas de Jazz, pas de verre de vin
Pas d’air, pas de terre, rien du jardin
Pas de ciel, ni de mer, pas besoin

Ce soir, comme toi je ne pèse rien
Le poids d’une larme c’est le mien
Ce soir, je ne pèse rien
Le poids d’une vie et good-bye,
Enfin.

On ne pèse rien.

Oh ce soir,
Ce soir tu ne pèses rien
Ce soir tu ne pèses rien

Copyright « Ce soir » de Didier Bourguignon et L’orchestre du Vent SABAM 2010

Un seul défaut

Je n’ai qu’un seul défaut, mais ne sait quel choisir,
Je n’ai qu’un seul credo, j’aimerais à l’avenir,
Ne plus jamais souffrir, ne jamais mourir.

J’ai en moi un oiseau, qui me lit l’avenir,
Il me dit à mi-mots, à la bourse ou la vie
De ne jamais choisir, le meilleur pour le pire

Non non non non

Je n’ai qu’un seul défaut, si tu veux que j’ te l’ dise
Mon corps est ton radeau, soyons lents d’en finir

Instrumental

Y’a que toi qui me voit beau, pour ton coeur assortir,
Malgré mon seul défaut, tu ne sais quel choisir,
De ne jamais mentir, de ne jamais grandir.

Pour toujours en mémo, j’ai gravé le plaisir,
Tatoué sur ma peau, le plan de ton sourire,
Pour toujours te faire rire, pour toujours t’éblouir.

Non non non non

Pour ne jamais souffrir, pour ne jamais mourir,
Pour toujours te faire rire, pour toujours t’éblouir.

Copyright « Un seul défaut » de Didier Bourguignon et L’orchestre du Vent SABAM 2010

Un Os

J’avale des fumées, je fabrique des cendres,
Je consume du foin du thé, tout ce qui est bon à prendre
Et à laisser, à laisser, à laisser là, oui là.

J’ai niqué, ciel et terre, au petit déjeuner,
Tu ne le sais pas encore, ben non!, t’as l’air un peu pèté!
Comme tout ce que j’ai laissé, délaissé, bousillé, là, oh là

instrumental

J’suis tombé sur un os, un truc de ton jardin, oui, je crois!?
Y’a parfois des p’tites bosses qui ne trépassent pas,
Mais je les garde pour plus tard en cerise pour ma faux, oh crois-moi, oui j’ai les crocs!

J’ai en mi un radar qui ne fait jamais défaut,
Pour les derniers coups de barre, les derniers tout petits morceaux,
Tu peux compter sur moi, oh crois moi mon ami, j’oublierai pas non-non, ho-hé… j’ serai toujours là!

Ménon-ménon!

J’avale des fumées, je fabrique des cendres,
Je consume du foin du thé, tout ce qui est bon à prendre,
Et à laisser, à laisser, à laisser là,
Et à laisser, à laisser, à laisser là,
Et à laisser, à laisser, à oublier…

Copyright « Un Os » de Didier Bourguignon-musique Bernard Ronveaux et L’orchestre du Vent SABAM 2010

Un Paking en Occident

Tout va bien je suis calme et intérieurement  joyeux,
Tout va bien je suis calme et intérieurement  joyeux,

J’ai payé mon parking, une place de choix,
J’ai payé mon parking, une place de roi en occident

J’ai payé mon parking, ma citro BX, mon gazoline
mon pain, mon vin, mes gènes, mes sardines

Mes vacances en Eldorado, mes arbres et mes petits oiseaux,
ma terre, mon air, mon sing-sing,

Ma piscine, mon string, mon smoking,
mon silence, mon bruit, mon parti,

Mes prières, peu chères,
pour les grandes misères,

Et une place peut-être,
d’enfer, au ciel,

Pour être libre et calme, et intérieurement joyeux

Ref
Tout va bien je suis calme et intérieurement joyeux,
Tout va bien je suis calme et intérieurement joyeux,

J’ai payé mon parking, une place de choix,
J’ai payé mon parking, une place de roi en occident

Pour être libre et calme, et intérieurement joyeux
joyeux, joyeux, joyeux, joyeux

J’ai posé ma couronne sur ton dos
j’ai posé ma couronne sur ton dos

Sur ton dos,
sur ton dos.

Copyright « Un Parking en Occident » de Didier Bourguignon et L’orchestre du Vent SABAM 2010

L’Oubli

Tout s’est barré en silence,
Comme ta robe s’est tirée cette nuit,
A moins qu’il ne s’agisse peut-être,
D’ un coup de bleuf, d’ un sale coup.
Mon corps, mon coeur ne me dit rien,
quand je ris, rien ne bouge,
je ne sème que du sable,
la mer a changé de lit, cette nuit,

à- moins qu’il ne s’agisse peut-être,

d’ un coup de bleuf,
un cri, au loup

J’ai du louper au moins une saison,
‘pas vu les chiens passer
j’avais les yeux collés au goudron,
‘pas vu le temps filer,

à moins qu’il ne s’agisse peut-être,
à moins, à moins …peut-être,

d’un oubli,

tout le monde est parti sans moi,
ce pays m’a laissé derrière lui.

Copyright « l’Oubli » de Didier Bourguignon et L’orchestre du Vent SABAM 2010

Mrs Sun

Mrs Sun, tu m’a promis la vie,
d’une autre vie promise,
et de filets magiques, à papillons,
boulons de l’air, à papillons,
boulons de l’air et du ciel

Mrs sun, je t’ai vendu mon coeur,
pour deux ou trois sirènes,
disparues dans l’abîme de mes veines,
bleues d’outremer, et de ciel

ô ciel, ô ciel, ô ciel

Mrs Sun si tu entends ma vie, c’est que je suis partie,
aboyer d’autres rêves,
de Cendrillon, chaussée de vaire,
étoile au fond,
aimée des neiges éternelles,

ô ciel, ô ciel, ô ciel

Copyright « Mrs Sun » de Didier Bourguignon-musique Guillaume Montulet et L’orchestre du Vent SABAM 2010